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Ces 8 problèmes de santé peuvent être aggravés par la chaleur

Ces 8 problèmes de santé peuvent être aggravés par la chaleur


Les journées torrides et humides sont désagréables pour tout le monde. Mais pour les personnes souffrant de certaines pathologies, elles peuvent représenter une menace bien plus sérieuse.

Plusieurs études montrent que les personnes atteintes de maladies chroniques sont plus susceptibles de se rendre aux urgences ou de décéder lors d’une obscure de chaleur.

Voici les pathologies que la recherche identifie comme les plus fréquemment ou sévèrement aggravées par la chaleur, et sur la façon de gérer les poussées cet été.

Arthrite et arthrose

Les recherches sur l’arthrose suggèrent que les extrêmes de température peuvent aggraver les symptômes. La chaleur, surtout combinée à l’humidité, peut accentuer l’irritation et provoquer des articulations plus douloureuses et gonflées chez les personnes arthritiques.

L’arthrite peut également s’aggraver avec l’humidité, qui provoque le gonflement des tissus à l’intérieur des articulations et exerce une pression sur les buildings voisines. Une étude de 2019 a montré que, parmi différentes situations météorologiques, l’humidité avait le plus grand influence sur l’intensité de la douleur chez plus de 2000 personnes souffrant de douleurs chroniques, majoritairement arthritiques.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l’émission de Alexandre Dubé, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Calculs rénaux et maladies rénales

Les dossiers médicaux montrent que des températures supérieures à la moyenne augmentent les diagnostics de calculs rénaux, surtout à trigger de la déshydratation : la perte de liquide concentre l’urine en minéraux qui peuvent cristalliser. Chez les personnes prédisposées, ces minéraux s’accumulent sur des fragments existants, risquant qu’un calcul grossisse, se détache et obstrue le canal vers la vessie, provoquant des douleurs intenses.

Des données montrent qu’une exposition accrue à la chaleur accélère le déclin de la fonction rénale chez les personnes atteintes d’IRC. Lors d’une exposition à la chaleur, le mécanisme de refroidissement envoie davantage de sang vers la peau, en laissant moins pour les organes internes, dont les reins. Chez une personne dont la fonction rénale est déjà altérée, cette baisse d’apport sanguin, et donc d’oxygène, peut faire basculer les reins dans une « zone de hazard ».

Asthme et BPCO

Si vous souffrez d’asthme ou de BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), l’air froid irrite peut-être vos voies respiratoires. Mais l’air chaud et humide peut s’avérer tout aussi problématique. Des études ont enregistré une hausse des admissions aux urgences, des hospitalisations et des exacerbations lors des épisodes de forte chaleur.

L’inhalation d’air chaud, sec ou humide, entraînerait un resserrement des voies aériennes, accroissant le risque de crise d’asthme ou d’aggravation de la BPCO.

Les périodes de forte chaleur coïncident souvent avec une mauvaise qualité de l’air. La combinaison de lumière solaire, de chaleur et d’air stagnant favorise la air pollution au sol, comme l’ozone, et l’humidité crée un environnement propice à la prolifération des spores de moisissures et des acariens. Tous ces facteurs peuvent irriter les voies respiratoires et déclencher une poussée.

Diabète

Les journées chaudes sont associées à un nombre disproportionné d’hospitalisations pour le diabète de kind 1 et de kind 2. La chaleur peut compliquer le contrôle de la glycémie en provoquant des variations à la hausse ou à la baisse. D’un côté, une circulation sanguine plus rapide et des vaisseaux sanguins dilatés peuvent accélérer l’absorption de l’insuline, entraînant une hypoglycémie. De l’autre, la déshydratation peut concentrer le sucre dans le sang, provoquant une hyperglycémie.

Face à cette imprévisibilité accrue, il est indispensable pour les personnes diabétiques de surveiller leur glycémie plus fréquemment à mesure que les températures montent.

Sclérose en plaques

Il est établi depuis longtemps que, chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (une maladie dans laquelle le système immunitaire détruit la gaine de myéline protégeant les fibres nerveuses), une élévation de la température corporelle centrale due à l’effort physique peut déclencher des symptômes. Des recherches récentes ont montré que cette sensibilité à la chaleur, appelée phénomène d’Uhthoff, survient également par temps chaud.

La chaleur perturbe la transmission des signaux électriques le lengthy des nerfs endommagés, ce qui peut provoquer une recrudescence de symptômes tels que la fatigue, la faiblesse musculaire, les engourdissements et les troubles cognitifs. Ces manifestations disparaissent généralement lorsque le corps se refroidit et ne reflètent pas une véritable rechute de la maladie.

Maladies cardiaques

Par temps chaud, l’organisme envoie davantage de sang vers les vaisseaux de la peau, qui se dilatent pour évacuer la chaleur et permettre l’évaporation de la sueur. Le cœur doit alors pomper plus fort.

Cela peut poser problème chez une personne souffrant d’une maladie coronarienne, où des plaques obstruent les artères alimentant le cœur. Un déséquilibre peut apparaître entre les besoins du cœur sollicité par la chaleur et ce que l’organisme peut lui fournir.

Cela augmente le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral, deux événements dont l’incidence s’élève lors des vagues de chaleur.
Les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, qui prennent souvent des diurétiques pour gérer la rétention de liquide, sont davantage exposées à la déshydratation par temps chaud. Combiné à la surcharge imposée au cœur, cela pourrait déclencher une aggravation de l’insuffisance cardiaque, voire une atteinte rénale.

Migraine

Si les études sur la température et la migraine donnent des résultats variables, la recherche suggère que les changements saisonniers et les variations de température et de pression atmosphérique peuvent déclencher des crises, peut-être en raison de l’adaptation des vaisseaux sanguins et des nerfs à ces fluctuations.

L’été peut néanmoins représenter une menace migraineuse particulière, notamment parce que la chaleur accentue le smog au sol (un déclencheur en soi). L’éclat intense du soleil peut aussi provoquer une crise en activant le nerf impliqué dans la douleur migraineuse. Sans oublier les risques supplémentaires que représentent la déshydratation et les perturbations du sommeil, qui peuvent eux aussi être à l’origine de poussées.

Dépression et anxiété

Les journées chaudes s’accompagnent d’une hausse des consultations aux urgences pour des raisons de santé mentale, voire de suicides, exposant particulièrement les personnes souffrant de dépression ou d’anxiété.

Plusieurs explications sont envisageables. Sur le plan physiologique, la réponse au stress face à la chaleur peut amplifier l’anxiété. Sur le plan psychologique, le sentiment d’être incapable de contrôler ou d’échapper à la chaleur pourrait jouer un rôle. Les vagues de chaleur peuvent aussi perturber le sommeil, aggravant la dépression et l’anxiété.

Les personnes prenant certains antidépresseurs pourraient être plus vulnérables à la déshydratation et à la surchauffe, ces médicaments perturbant la thermorégulation.

Remark gérer les symptômes en été

Les mesures habituelles pour rester au frais s’appliquent d’autant plus aux personnes souffrant de maladies chroniques. Restez hydraté. Utilisez la climatisation à domicile si vous en disposez, ou des ventilateurs et des vaporisateurs d’eau, munissez-vous d’un éventail de poche à l’extérieur, enroulez un linge frais autour de votre cou et portez des vêtements respirants.

Prendre rendez-vous avec votre médecin dès maintenant, en prévision d’une éventuelle poussée, est aussi une bonne idée, surtout si vous ne l’avez pas consulté depuis un second. Vous pourrez ainsi élaborer un plan d’motion en cas de obscure de chaleur et passer en revue vos médicaments, certains pouvant agir différemment par temps particulièrement chaud.

Évitez par ailleurs les autres facteurs déclencheurs sur lesquels vous avez davantage de contrôle, comme sauter des repas ou dormir trop peu, afin qu’ils ne s’accumulent pas..

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