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Un magnat australien poursuit Meta pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses

Un magnat australien poursuit Meta pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses


Un milliardaire australien demande à la justice californienne de tenir Meta responsable de publicités utilisant son picture à des fins d’escroquerie et d’écarter, au passage, une loi américaine immunisant les réseaux sociaux concernant les contenus des utilisateurs. 

L’affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Fb et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Fb ont utilisé l’picture de cette célébrité australienne pour promouvoir de fake investissements en cryptomonnaies.

Meta se défend en s’abritant derrière la Part 230 d’une loi de 1996, devenue un pilier de la safety juridique des réseaux sociaux puisqu’il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers.

Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99 % de ses plus de 200 milliards de {dollars} de revenus, estime que cette safety s’étend à sa régie publicitaire.

Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe générerait jusqu’à 7 milliards de {dollars} par an grâce à des annonces qu’il classe lui-même à « haut risque » de fraude, selon des paperwork internes révélés par Reuters.

« C’est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Fb n’a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires », a expliqué à l’AFP Simon Clarke, l’avocat d’Andrew Forrest.

Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Part 230 n’est pas relevant en l’espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d’intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus easy intermédiaire.

Meta conteste et affirme n’avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l’appareil de l’annonceur et non sur les serveurs du groupe.

Jeudi, l’avocat d’Andrew Forrest a défendu, lors d’une viewers préliminaire, un recours accusant Meta d’avoir volontairement détruit ou laissé s’effacer des données essentielles au file. La date d’un éventuel procès n’a pas encore été fixée.

Cette affaire s’inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Part 230.

Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d’Instagram.

Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d’avoir délibérément rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents.

Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les « likes », les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos.

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