Des chercheurs britanniques ont découvert que la notion du goût est influencée par la couleur du plat dans lequel la nourriture est servie.
Ces scientifiques, sous la route du Dr Lorenzo Stafford, chercheur en olfaction au Département de Psychologie de l’Université de Portsmouth, ont voulu savoir si la couleur de l’assiette avait une affect sur la manière dont les « mangeurs difficiles » adultes percevaient leur repas.
En effet, la néophobie alimentaire, c’est-à-dire la réticence à manger ou à essayer de nouveaux aliments, est un phénomène qui se répand, et pas seulement chez les enfants. Selon les chercheurs, ce hassle alimentaire peut conduire à de sérieuses carences qui peuvent affecter notamment la santé osseuse et musculaire.
Si Alfred de Musset a écrit ce vers célèbre « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », les mangeurs difficiles ne partagent pas son level de vue quand il s’agit d’apprécier le contenant dans lequel est servi un aliment nouveau, indique l’étude de l’Université de Portsmouth.
Pour mener sa recherche, l’équipe a étudié le comportement de près de 50 personnes. Il s’agissait de mesurer leur perspective devant un aliment ou un plat nouveau. Pour ce faire, les contributors ont été divisés en mangeurs difficiles et non difficiles. Les contributors ont ensuite goûté les mêmes collations servies dans des bols rouges, blancs et bleus.
Les résultats ont différé. Les mangeurs du groupe « difficile » se sont révélés influencés par la couleur du bol : leur notion de la salinité des aliments et leur désir de les consommer n’étaient pas la même si le bol était rouge ou bleu. Les autres contributors à l’expérience n’y ont, en revanche, pas relevé de différence gustative et n’ont pas été affectés dans leur envie de manger.
« Plus précisément, la collation a été jugée plus salée dans le bol rouge et bleu par rapport au bol blanc, et moins attrayante lorsqu’elle est servie dans le bol rouge », ont rapporté les auteurs de l’étude.
Même si l’échantillon étudié est petit, Lorenzo Stafford pense qu’il est doable d’en tirer des conclusions qui auront une incidence sur l’ouverture des mangeurs difficiles à d’autres saveurs. « Cette connaissance pourrait être utile pour ceux qui essaient d’élargir le répertoire alimentaire de quelqu’un. Par exemple, si vous vouliez encourager un mangeur difficile à essayer plus de légumes connus pour être considérés comme amers, vous pourriez essayer de les servir dans une assiette ou un bol (dont la couleur) est connue pour augmenter la douceur », explique le psychologue.
Lorenzo Stafford estime toutefois qu’il faut mener « des recherches plus approfondies ». Cela permettrait de « déterminer des moyens de contribuer positivement à l’alimentation d’une personne et, par conséquent, à sa santé mentale et physique ».










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