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Un bébé naît à bord d’une ambulance à Saguenay

Un bébé naît à bord d’une ambulance à Saguenay


Un accouchement hors du commun est survenu au petit matin, le 12 décembre, au Saguenay. Lors d’un transport d’urgence vers l’hôpital, deux paramédics de la CTAQ ont dû procéder à un accouchement à bord de leur ambulance.
Jérôme Lachapelle et Gabriel Desbiens-Desgagnés ont reçu un appel pour un accouchement imminent. Rapidement, ils comprennent que la state of affairs pourrait évoluer avant l’arrivée à l’hôpital.
«C’est beaucoup de probability. Dépendamment des appels, c’est toujours l’équipe la plus prédisposée à prendre l’appel rapidement et ce matin-là, c’était nous autres», explique Jérôme Lachapelle.

Une course contre la montre

En route vers le lieu de l’appel, les deux paramédics prennent le temps de réviser leurs procédures.
« On s’est regardé mon collègue et moi et on s’est dit que c’était là que ça se passait. On a révisé nos protocoles, nos paperwork de assist pour être certains que tout se passe bien », raconte Jérôme.
Sur place, l’accouchement ne se produit pas immédiatement, mais le temps presse. Les routes sont enneigées et la poudrerie complique les déplacements. L’hôpital de Chicoutimi, le plus près, se trouve à environ 25 minutes.
« Un accouchement sur place, ça peut se faire, mais on préfère toujours à l’hôpital », précise Jérôme Lachapelle.

D’un affected person… à deux

Pendant le transport, Gabriel Desbiens-Desgagnés conduit l’ambulance pendant que son collègue reste avec la patiente à l’arrière.
« J’ai toujours une caméra pour voir mon collègue, donc je vois ce qui se passe », explique Gabriel.
À mi-chemin, la state of affairs évolue rapidement.
« À mi-chemin, mon collègue m’a donné le sign. Je suis allé le rejoindre, on a sorti le matériel et deux minutes après c’était fait », raconte Gabriel.
Jérôme Lachapelle se souvient précisément du second où tout s’est déclenché.
« À un second donné, la patiente m’a dit que c’était le second. J’ai donc dit à mon collègue Gabriel qui conduisait de s’arrêter. Quelques minutes après, le bébé était avec nous. »

Soulagement et fierté

Après la naissance, l’émotion est bien présente.
« Le soulagement par la suite, quand le bébé est là… et que tu entends les pleurs, tu as une grosse pression de moins », confie Gabriel.
« Par après, c’est l’adrénaline, la poussière retombe. On se dit “wow, on a fait un accouchement complet qui a bien été”. C’est comme une délivrance », ajoute Jérôme.
Pour ce dernier, il s’agissait déjà de son troisième accouchement en carrière, une state of affairs uncommon dans le milieu.
« On a des collègues de 20 ans d’expérience qui n’ont jamais fait d’accouchement et moi en 5 ans d’expérience j’ai eu la probability d’en faire 3 », souligne-t-il.
Tout au lengthy de l’intervention, les paramédics sont restés en contact avec l’hôpital.
« On appelle l’hôpital et on les informe qu’on arrive avec un affected person au début, mais finalement on en avait deux », explique Jérôme Lachapelle.
À l’arrivée, la mère et le bébé se portent bien.
« On a eu droit à un beau comité d’accueil à l’hôpital », mentionne-t-il.
L’intervention complète, du lieu de l’appel jusqu’à l’hôpital, aura duré environ une heure et demie. La fatigue se fait sentir, mais le sentiment qui domine est la fierté.
« Moi personnellement j’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Souvent on est là à travers la vie et la mort, mais là c’était vraiment positif », raconte Gabriel.

Un uncommon suivi

Les paramédics soulignent également la gratitude de la famille et un uncommon suivi après l’événement.
« On a tellement eu de la gratitude de la half de la famille. On est heureux d’être là pour la inhabitants », dit Gabriel.
« C’était le enjoyable d’avoir un suivi. On a très peu de moyens d’avoir des nouvelles par la suite. D’avoir un petit message de la grand-mère, on a beaucoup apprécié », conclut-il.

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