Derrière chaque transformation importante se cache une histoire souvent marquée par des défis, des remises en query et un profond désir de changement. Celle de Jean-Sébastien Harvey est particulièrement inspirante. Ce témoignage illustre qu’il n’est jamais trop tard pour se choisir, reprendre le contrôle de sa santé et redéfinir son avenir.
Parle-moi de ton enfance ?
Je viens d’une famille modeste du Lac-Saint-Jean, mon père était camionneur et souvent sur la route et ma mère s’occupait souvent seule des enfants. Malgré ses efforts pour bien nous alimenter, je recherchais la facilité. Les gâteaux de kind Vachon, la poutine, les croustilles, les pizzas faisaient partie de nos habitudes. Au secondaire, j’ai vécu beaucoup d’intimidation comme j’étais très timide. Je me suis réfugié dans les aliments comme supply de réconfort et, en secondaire 2, j’ai pris 40 livres en un an. J’étais alors très malheureux, je n’avais aucune estime de moi. Vers l’âge de 16 ans, j’ai même pensé au suicide.
PHOTO FOURNIE PAR JEAN-SÉBASTIEN HARVEY
Le vent a finalement tourné pour toi ?
Je suis déménagé avec ma sœur à Québec pour travailler comme mécanicien. C’est là que j’ai rencontré ma conjointe. Nous sommes ensemble depuis 28 ans. J’ai repris confiance en moi. Comme mon père, je suis devenu camionneur par la suite sur de longues routes et ma santé a décliné automobile je mangeais beaucoup trop et souvent dans des eating places de kind fast-food ou des haltes routières. J’étais aussi très sédentaire. Pour rester éveillé sur la route, je prenais énormément de café (avec du sucre) et je grignotais des friandises sucrées. Ma santé a décliné, je faisais de l’hypertension, mon mauvais cholestérol était trop élevé, mon bon cholestérol trop bas et j’avais des reflux gastriques et de l’asthme.

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Quel a été le déclic pour modifier tes habitudes ?
Déjà le médecin m’avait bien mis au fait que je risquais de ne pas me rendre à 45 ans tant ma santé métabolique déclinait. J’approchais le 275 livres (pour une taille de 5 pieds 11). Un jour que je remontais les béquilles d’une remorque, j’ai été si essoufflé que je me suis dit que cela ne pouvait plus fonctionner, que je devais changer. Je me suis littéralement dit : “le gros si tu ne veux pas que ta vie se termine ici, tu dois changer” !
J’ai décidé de me choisir enfin et de changer ma façon de penser. J’ai compris que, tout comme dans les consignes de sécurité en avion avec le masque à oxygène, je devais d’abord prendre soin de moi avant de pouvoir être là pour les autres.

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Qu’as-tu changé principalement ?
J’avais déjà essayé un médicament une dizaine d’années avant qui coupait l’appétit, j’avais perdu 80 livres mais j’en avais repris 100 en 4 mois après l’avoir arrêté. Le médicament a été retiré du marché depuis. Je ne voulais pas retourner dans la pilule miracle mais je voulais travailler la base : l’alimentation, le sommeil, la gestion de stress et le sport. J’ai demandé à mon patron de ne plus faire les longues distances pour ne travailler qu’au Québec, query de faciliter mes nouvelles habitudes de vie. J’ai sorti un vieux vélo stationnaire et je me suis inscrit au health club. Alors que j’ai toujours été sédentaire, je me suis mis à m’entraîner tous les jours. J’ai coupé les energy liquides, j’ai délaissé les boissons gazeuses pour ne boire que de l’eau. Mon poids est descendu à 175 livres.

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Aujourd’hui, à 47 ans remark te sens-tu ?
Je me sens plus en forme que jamais. Je ne prends plus de médicaments pour ma pression et mon cholestérol. J’ai découvert le Crossfit grâce à un couple d’amis et j’en suis devenu accro. Je le pratique 4-5 fois par semaine au Crossfit Lac Beauport et je participe à plusieurs compétitions. C’est un sport inclusif que l’on peut pratiquer peu importe son âge. Ma masse musculaire s’est beaucoup développée, mon poids a grimpé à 188 livres mais c’est un achieve musculaire, mon pourcentage de gras a diminué. J’ai aussi complètement changé mon rapport à l’alimentation, aujourd’hui je nourris mon corps, je ne mange plus pour répondre à des envies. Mon corps me laisse savoir quand je dois manger. Mon corps me dicte de manger deux fois par jour et je le respecte. J’ai délaissé les aliments ultratransformés qui nuisent à ma santé. J’apporte toujours mes lunchs sur la route. Je n’ai plus de energy vides et mes parts sont toujours raisonnables. La nourriture n’a plus de pouvoir sur moi. J’ai appris que les mauvais choix alimentaires n’amènent qu’un plaisir de courte durée. Changer mes habitudes, c’est le meilleur REER pour ma vie.

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Remark vois-tu l’avenir ?
Je vais devenir formateur pour les camionneurs. Je vais donc passer de 60 heures de travail par semaine à 40 heures ce qui me laissera plus de temps pour le sport. En travaillant actuellement entre 10 et 14 heures par jour, c’est mon sommeil qui écope, je dors 5-6 heures par nuit. Je veux récupérer mon 8 heures de sommeil qui est nécessaire à ma santé mentale. Mon leitmotiv c’est de continuer à avancer même quand la vie est plus difficile. Les échecs deviennent des events d’apprendre et de grandir. C’est comme cela que les gagnants abordent les défis. Le processus de changement rend heureux, pas seulement l’atteinte de l’objectif. J’espère, à travers ce témoignage, inspirer les gens à se choisir, pour ensuite prendre soin des gens qu’ils aiment.











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