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Peine réduite en raison d’un traumatisme: un trafiquant échoue à refaire le coup

Peine réduite en raison d’un traumatisme: un trafiquant échoue à refaire le coup


Un trafiquant de drogue qui avait eu une réduction de peine en raison d’un traumatisme subi après avoir été la cible d’une tentative de meurtre n’a pas réussi à refaire le coup cette fois devant les libérations conditionnelles.
«Ces problèmes ne vous ont aucunement empêché de récidiver et de vous remettre au trafic de stupéfiants, et ce, à haut niveau», a tranché une commissaire, refusant de libérer Alexandre Ovalle au sixième de sa peine.
Âgé de 43 ans, le trafiquant de Carignan, en Montérégie, purge depuis le 30 octobre une peine de près de 10 mois de jail, à la suite d’une vaste opération policière à Québec qui visait à stopper le trafic illicite dans la région.
«En septembre 2024, une perquisition de votre domicile permet de saisir plus d’un kilo de cocaïne, 23 310$ et divers éléments démontrant votre implication dans le trafic de stupéfiants», a indiqué la Fee québécoise des libérations conditionnelles (CQLC) dans sa décision rendue tout juste avant le Nouvel An.


Alexandre Ovalle.


Photograph tirée d’INSTAGRAM, PANDA L’ESPAGNOL

Tentative de meurtre

Ovalle avait plaidé coupable pour possession de cocaïne en vue d’en faire le trafic, écopant de 30 mois de pénitencier. En raison des calculs de sa détention préventive, il lui restait 10 mois à purger.
Cette peine aurait pu être de 38 mois, mais elle a été réduite, automotive deux ans plus tôt, Ovalle avait été la cible d’une tentative de meurtre. Alors qu’il agissait comme médiateur entre deux groupes criminels, il avait été atteint par balle à la tête, rapportait Le Journal à l’époque.
Tout indique que ce n’était pas lui qui était visé.
«Vous dites avoir tenté d’avoir de l’aide psychologique, en useless, a noté la CQLC. Vous avez manqué de jugement et avez pris une mauvaise décision en reprenant contact avec d’anciennes fréquentations négatives et vous réimpliquant dans le trafic de cocaïne.»

Pas assez impliqué

Lors de son viewers, Ovalle a allégué que le système carcéral n’était pas en mesure de lui offrir les soins de santé qu’il désirait, si bien qu’il devait être libéré. Un centre de psychologie était même prêt à lui offrir un suivi.
Mais pour arriver à ses fins, Ovalle aurait eu intérêt à se tenir à carreau en détention, ou du moins suivre des programmes pour sa réhabilitation, ou encore écouter les intervenants qui tentaient de réduire son risque de récidive, toujours évalué à «élevé».
Le trafiquant a beau avoir dit comprendre l’affect négatif de la drogue sur la société, ça n’a pas suffi pour qu’il obtienne une permission de sortie préparatoire à la libération conditionnelle.
Ovalle pourrait porter la décision en appel, sinon il devra attendre encore quelques mois avant de pouvoir tenter sa probability à nouveau.

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